
* Claude, pourrais-tu te
présenter en quelques mots ?
J'ai 46 ans. Je suis l'avant-dernier d'une famille de 5 enfants que ma mère a élevé seule.
Je suis entré à la RATP après avoir effectué une Terminale littéraire et de petits boulots.
* Depuis combien de temps es-tu adhérent à Homobus ?
Depuis février 2003, me semble-t-il.
* Comment as-tu connu l’assocation ?
Des collègues en parlaient en s'en moquant.
* Tu travailles à la RATP : quel poste occupes-tu ?
Conducteur de RER.
* Comment vis-tu ton homosexualité au travail ?
Comme on demande à un délégué du personnel qu'il soit apolitique et à un croyant qu'il ne cherche pas à nous convertir, je laisse ma vie privée au vestiaire avant de commencer mon boulot.
* As-tu déjà été victime de comportements homophobes dans l’entreprise ?
Non. Le fait que mes collègues m'aient vu sur le blog d'Homobus et s'en amusent ne m'alarme pas. Mon métier me donne la chance de pouvoir être jugé sur mon professionnalisme et mon caractère sociable et non sur ma vie privée.
* Qu’est-ce qui te plaît à Homobus ?
La convivialité, les sorties organisées ou fortuites, le fait qu'au delà des plumes et des cotillons il y ait un vrai travail de terrain pour faire entendre nos voix.
* Fais-tu partie d’autres associations (LGBT ou non) ?
Oui. Une association sociale RATP où je suis bénévole. Une association RATP pour la sauvegarde du Patrimoine historique. Diverses associations ferroviaires.
* Quelles sont tes espérances pour les LGBT au sein de la société d’une part, de la RATP d’autre part ?
Mes espérances ne sont pas originales, elles tendent vers le droit à l'indifférence. Donner à un individu les mêmes droits s'il a les mêmes devoirs de travailler et de payer ses impôts.
* Pour conclure, si tu devais décrire Homobus…
A la différence des autres associations auxquelles je suis adhérent, Homobus me permet d'exprimer toute ma personnalité. Une oasis dans ce désert de bruts où on se retrouve pour faire la fête, prendre conscience, rigoler et manger, partager des émotions et des surprises, lutter pour celui (ou celle) qui ne sera plus obligé (e) de se cacher.
