Ouverte à toutes et à tous, cette
association LGBT indépendante, du personnel de la RATP, vous permettra de participer à des activités distrayantes ou militantes, mais toujours très conviviales
!
Nous garantissons une totale discrétion sur l'identité de nos adhérents qui le désirent...
Alors que
vous soyez à l'exploitation, Maitrise ou Cadre, au métro ou dans tout autre secteur, de notre entreprise ou non, ROMPEZ l'isolement, REJOIGNEZ NOUS!
Vous trouverez sur ce blog des infos sur notre assoce, mais aussi sur la vie LGBT en général. N'hésitez pas à nous contacter pour en faire un lieu d'échange
privilégié.
Dans ses Maximes, La Rochefoucauld déclare, avec une certaine justesse, certainement, que « L'enfer des
femmes, c'est la vieillesse ». Pourrait-on en dire de même de la communauté homosexuelle au sens large ?
En effet, selon de récentes études, si les « homos » subissent les outrages du temps tout comme leurs collègues hétéros, ils souffrent proportionnellement plus que ces derniers : aux problèmes de
l’âge s’ajoutent ceux de l’exclusion, de la solitude et de l’ignorance.
Témoins de cette souffrance, leurs habitudes de vie : au même âge, un homosexuel retraité a, selon ces récentes statistiques, plus de chances qu’un hétérosexuel de condition similaire de boire ou
de fumer — ce qui accentue souvent les problèmes de santé qui finissent, un jour ou l’autre, par rattraper le plus grand nombre. Il a également, et c’est peut-être le plus grave, plus de chances de
vivre seul.
Alors que 33 % seulement de la population hétérosexuelle interrogée vivait seule, 75 % de la population homosexuelle s’estimait isolée. Pour cause, plus de 90 % n’ont pas d’enfants.
Vivre seul, c’est dépendre plus entièrement d’un ensemble de services de santé et d’accompagnement. Or, bon nombre de ces institutions ne prennent pas en compte les besoins spécifiques de la
population gaie, estimant qu’une telle question n’est pas de leur ressort. Cette absence de prévention, liée à une vive crainte du coming-out, aboutit souvent à un défaut d’encadrement ou
de conseil. On constate de plus qu’une personne âgée qui rentre « dans le placard » se sent plus seule, plus isolée, et plus angoissée — un trait que l’on confirmerait d’ailleurs probablement à
tout âge.
Pour répondre à ces insuffisances et offrir à la population gaie âgée des débouchés sociaux, certains groupes commencent à mettre en place des événements qui lui sont dédiées. Loin de la pression
des boîtes de nuit, ou des bars dont la programmation musicale peut ne pas correspondre aux goûts de cette clientèle, leur ambition est de rompre l’isolement et fournir à leurs membres des
occasions de rencontre et de discussion.
Ce que ces études nous montrent, avant tout, c’est que l’isolement est le premier danger qui guette une population homosexuelle vieillissante : à la crainte de l’âge, s’ajoute l’homophobie. En
l’absence de liens familiaux forts ou d’une structure amicale de soutien, ces contraintes aboutissent souvent à un isolement prématuré. La solution ? Sortir, rencontrer ses pairs, et, surtout, ne
jamais revoir sa bonne résolution d’être soi-même !
Crédit photo: Flickr / bobster855