L'homophobie est l'hostilité explicite ou implicite
envers les homosexuels. Cette hostilité relève de la peur, de la haine, de l'aversion ou encore de la désapprobation envers l'homosexualité.
LES CONSEQUENCES DE
L'HOMOPHOBIE
Les conséquences de l'homophobie incluent l'homophobie intériorisée, la violence, la discrimination...
- Homophobie intériorisée : comme le dit Daniel BORILLO dans son livre L'homophobie dans la collection "Que sais je?", le fait que les gays et les lesbiennes
grandissent dans un monde généralement hostile aux homosexuels, et où il n'y a pas de modèles valorisés d'homosexuels, font qu'ils intériorisent la violence homophobe qui les entourent (injures,
propos méprisants...).
Cette intériorisation de l'homophobie peut entraîner un sentiment de culpabilité, de honte, voire même de
suicides. A savoir que l'homosexualité est l'une des principales causes de suicide chez les ados.
- Violences : dans certains cas extrêmes, l'homophobie a conduit à des meurtres, que la victime soit soupçonnée à tort ou à raison
d'homosexualité. Les agressions homophobes ont même été institutionnalisées sous le régime nazi. Il est difficile de savoir exactement combien de victimes homosexuelles furent déportées et
assassinées entre 1933 et 1945. A cette époque, les homos étaient tenus de porter un triangle rose.
De nos jours, les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans sept pays : Afghanistan, Arabie Saoudite, Iran, Nord du Nigéria,
Mauritanie... Ces législations sont effectivement appliquées... Pour exemple le 19 Juillet 2005, 2 ados iraniens, âgés de 16 et 18 ans ont été pendus à Mashhad, en Iran pour avoir eu des
relations homosexuelles. Le recours déposé par l'avocat des condamnés devant la cour suprême de la République Islamique fut rejeté.
L'homosexualité est toujours punie d'emprisonnement (de quelques mois à perpétuité), de sévices corporels,
de déportation ou de travaux forcés dans une soixantaine de pays dont: le Sénégal, l'Algérie, Cameroun,
l'Ethiopie.... Cette liste n'étant pas exhaustive.
Certains pays répriment indirectement l'homosexualité (interdiction de soutien pour des associations, licenciement dans des entreprises...) ou la
discriminent.
Aux Etats Unis, en 2003, la Cour Suprême a déclarée anticonstitutionnelles les lois des certains Etats fédérés contre la sodomie.
Le meurtre qu'il soit légalisé dans le cas de la peine de mort ou non, n'est pas la violence la plus répandue. Il faut compter au titre de violences dues à l'homophobie, surtout les passages à
tabac, voie de fait, insultes...
La peur de l'agression, verbale ou physique, est un trait partagé par nombre d'homosexuels, qui le plus souvent, désertent les zones rurales
afin de gagner la ville, où les populations peuvent être plus ouvertes et moins agressives. Dans certaines villes comme Paris (le quartier du Marais), Montpellier, à l'instar d'autres métropoles,
il existe des "communautés homosexuelles" s'inscrivant dans une aire géographique délimitée plutôt que véritablement dotées de valeurs communes.
La violence physique à l'encontre des homosexuels n'en existe pas moins dans ces métropoles et sont parfois le fait de bandes urbaines. Une presse
engagée dans l'activisme homosexuel, comme le mensuel TETU, dénonce fréquemment les brimades, les discriminations homophobes....
La semaine prochaine nous aborderons les positions religieuses et politiques face à
l'homophobie.
A la semaine prochaine....
Sandra