

Evidemment, il y avait ceux, très nombreux, qui auraient préféré voir accorder la Palme d'or au fébrile et magistralement abouti Prophète de Jacques Audiard qu'au Ruban blanc fort, mais appliqué de Michael Haneke. Toute la Croisette aurait été d'accord avec le choix de Charlotte Gainsbourg comme meilleure actrice dans AntiChrist. Mais ce que l'on retiendra la 62e édition du Festival de Cannes, c'est cette mise en avant de thématiques gays dans de très nombreux films, toutes sections confondues. Des thématiques de plus fort bien reçues.
La preuve avec un Prix du scénario remis Nuits d'ivresse printanière, le film de Lou Ye ou les troubles amoureux dans la Chine d'aujourd'hui. Le réalisateur chinois, qui a dû braver une interdiction de tournage dans son pays, a souhaité à ses compatriotes cinéastes d'avoir «la liberté de travailler en toute indépendance» et a «espéré que tous les jeunes réalisateurs auront la liberté de faire les films qu'ils veulent faire».
Et de J'ai tué ma mère de Xavier
Dolan à Eyes Wide Open de Haim Tabakman, une magnifique histoire d'amour dans le Jérusalem orthodoxe en passant par Mourir comme un homme de Joao Pedro Rodrigues, Taking Woodstock de Ang Lee ou I Love You Philip Morris de Glenn Ficcara et John Requa, l'homosexualité a rythmé la vie festivalière. J'ai tué ma mère et Eyes Wide
Open ont même été jusqu'au dernier moment présenté comme des candidats sérieux à la Caméra d'Or. Sans oublier Mourir comme un homme, mélodrame de Joao Pedro Rodrigues sur
une transsexuelle vieillissante à Lisbonne, sélectionné en compétition à Un certain regard. Reste à savoir désormais quelle carrière feront ces films en salles, leur sélection sur la Croisette
leur ayant tous garanti une sortie en France. "
(source : tetu.com)
Voici les bandes-annonces (ou extraits) de quelques-uns de ces films :
Nuits d'ivresse
printanière
J'ai tué ma mère
Taking Woodstock
I love you Philip Morris
