Bonjour, nous parlerons donc aujourd'hui de la
GPA.
La gestation pour
autrui (GPA) plus connue sous le nom de mère porteuse est une méthode de procréation médicale assistée qui se pratique en cas d'infertilité
féminine liée à l'absence d'utérus, où à sa déformation mais aux aussi chez les couples homosexuels désirant par tous les moyens avoir un enfant.
La mère porteuse porte l'enfant à naître d'une autre femme. Elle ne fournit pas une contribution génétique, c'est à dire un ovule, mais elle ne fait en quelque sorte que mettre à disposition son utérus.
La gestation pour autrui est interdite en France depuis 1994.
L'article 16-7 du code civil dispose que "Toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d'autrui est nulle".
Certains pays ont autorisé la pratique de
la gestation pour autrui avec plus ou moins de latitude. Par exemple: l'Afrique du Sud, l'Australie, le Brésil, le Canada, la Grèce, la Belgique et le Danemark ne l'interdisent pas.
Dans un mouvement œcuménique, une sénatrice socialiste et deux de l'UMP ont fait un premier pas vers la décriminalisation de la gestation pour autrui
en France. Ils proposent que le recours à une mère porteuse devienne légal pour les couples infertiles dont la femme ne peut pas porter d'enfant sous
certaines conditions très strictes. La gestation pour autrui ne serait ouverte qu'aux couples hétérosexuels justifiant d'une vie commune d'au moins
deux ans et en âge de procréer.
Dans le débat qui s'ouvre sur la GPA, un point sensible semble faire consensus : si on légifère pour encadrer cette pratique, ce sera en excluant les homosexuels du dispositif.
Or, comme tous les couples hétérosexuels dont la femme ne peut porter un enfant, des homosexuels se rendent dans les pays où la GPA est autorisée, sont soumis aux mêmes aléas et risques éthiques et rencontrent les mêmes difficultés lorsqu'il
s'agit de retranscrire l'état civil d'enfants n'ayant pour seul parent le père. Aux Etats Unis, des femmes disent préférer porter l'enfant d'un couple homosexuel parce que ceux-ci noueront une
relation durable avec elle.
Bien sûr il n'y a aucun moyen pour un couple de personnes de même sexe de donner à leur enfant deux parents. Le rapport d'un groupe de travail du sénat souligne qu'il conviendrait de mener pour
cela une "réflexion autonome sur le principe même de l'homoparentalité, dont la législation suppose de modifier en profondeur le droit de filiation".
Enfin, pour conclure, pour le Sénat, une femme devrait être libre de porter un enfant pour autrui à condition que ce ne soit pas pour un homo.
Voila c'était mon dernier article concernant
l'Homoparentalité.
En espérant avoir apporté satisfaction à certains et certaines d'entre vous concernant ce sujet. Qui sait ? De petits Homobusiens verront peut-être le jour ?...
Je reviendrai d'ici quelques temps avec de nouveaux thèmes à aborder. D'ici là bonne continuation sur notre blog et merci à Anthony pour ses conseils....
Sandra
Preuve que la Gestation Pour Autrui pose un
réel problème éthique dans nos sociétés, et notamment en France,
voici la rediffusion d'un débat entre deux représentants du "pour" et du "contre" le recours aux mères
porteuses, diffusé le 15 avril sur France Inter : en partisan de la GPA., François Olivennes,
gynécologue-obstétricien, l'une des personnalités à avoir signé l'appel à la légalisation de la GPA ; en fervente opposante, Sylviane
Agacinski, philosophe, professeur agrégée à l'EHESS, et par ailleurs épouse de l'ex-Premier ministre Lionel Jospin.