Les vœux d'Homobus



" En juin et juillet derniers, TÊTU relatait le calvaire enduré par deux
couples de lesbiennes victimes d'agressions lesbophobes, au point qu'elles avaient toutes dû déménager pour retrouver un peu de tranquillité. Ces deux affaires ont donné lieu à deux premières
condamnations et seront suivies d'autres convocations devant la justice.
Composition pénale
Dans l'affaire de Segré, où un couple de lesbiennes était victime d'intimidations, un mineur comparaissait le 11 septembre devant la déléguée du procureur d'Angers pour injures homophobes envers Jessica et Virginie (photo). En raison de son casier judiciaire vierge, ce jeune s'est vu proposer une composition pénale, échappant ainsi à une convocation devant le tribunal pour enfants. Il a été condamné à 75 euros d'amende, avec mention sur son casier judiciaire. Son père a accepté, après discussion avec Louis-René Penneau, avocat de Jessica et Virginie, de verser un montant de 400 euros à chacune d'elles au titre des dommages et intérêts.
Toujours dans l'affaire de Segré, un agresseur présumé âgé de 19 ans, Matthieu, comparaîtra fin septembre devant le tribunal pour enfants pour outrage et injures en raison de l'orientation sexuelle des victimes. Ces faits, qui n'avaient pas encore été jugés, datent de mai 2008, alors qu'il était encore mineur. En novembre 2008, il avait déjà écopé d'un mois de prison avec sursis pour menace réitérée contre Jessica.
Un autre agresseur présumé d'une vingtaine d'années, Antoine, accompagné de nouveau de Matthieu, sont tous deux convoqués début novembre devant le tribunal correctionnel d'Angers. Le premier pour récidive de violence avec une arme et intimidation envers une victime pour qu'elle retire sa plainte; le second pour injures lesbophobes en juin dernier.
Une condamnation prise à la légère par l'accusé
Dans l'affaire d'Epinay-sous-Sénart dans l'Essonne, un jeune homme habitué des tribunaux, Jason Gauthier, comparaissait le 15 septembre devant le tribunal correctionnel d'Évry. Il a été reconnu coupable d'injures homophobes à l'encontre de Cynthia et Priscilla et a été condamné à 60 heures de travail d'intérêt général ainsi qu'à une amende et des dommages et intérêts qualifiés «d'injurieux» par Caroline Mécary, l'avocate des deux victimes, tant les montants sont minimes. Elle estime que «le tribunal n'a pas su faire passer de message. Jason Gauthier est ressorti le sourire aux lèvres. Il a pris sa condamnation à la légère.» Un comportement qui a choqué Cynthia et Priscilla.
La constitution de partie civile refusée à la Coordination lesbienne
Autre déception pour les victimes: le tribunal a jugé irrecevable la constitution de partie civile de la Coordination lesbiennes en France (CLF). Pour Elisabeth Grabli. l'avocate de la CLF, «cette décision, basée sur l'article 2-6 du Code de procédure pénale, n'est pas conforme aux dispositions de l'article 48-5 de la loi du 29 juillet 1881 que nous avons fait valoir, qui permet bien aux associations de se constituer partie civile lorsqu'elles ont, comme la CLF, au moins cinq ans d'existence et la lutte contre les discriminations dans leur objet». La CLF a fait appel de cette décision d'irrecevabilité, finalement plus politique que juridique.
Trois autres agresseurs présumés, encore mineurs, seront convoqués prochainement devant le tribunal pour enfants d'Évry pour répondre de coups et blessures et d'injures lesbophobes envers Cynthia et Priscilla. "
Source : tetu.com
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Pensez-vous que ces différentes condamnations soient à la hauteur des préjudices subis ?
Des chercheurs américains et thaïlandais ont annoncé jeudi avoir mis au point un vaccin expérimental qui réduit d'un tiers les risques de contamination par le virus du sida, au terme d'une étude portant sur 16.000 personnes qui redonne de l'espoir aux scientifiques.
L'opération, présentée comme la plus importante jamais effectuée pour un vaccin contre le sida dans le monde, a été conduite par le ministère thaïlandais de la Santé et l'armée
américaine.
Si elle ne constitue qu'un petit pas vers la production d'un vaccin réellement efficace, elle redonne le moral à une communauté scientifique qui doutait de ses capacités à parvenir à ses fins depuis l'échec, en 2007, des essais du laboratoire américain Merck.
"C'est la première démonstration qu'un vaccin contre le virus HIV peut protéger d'une contamination", s'est réjouit dans une vidéo-conférence le colonel de l'armée américaine Jérôme Kim.
"C'est une avancée scientifique très importante et cela nous donne de l'espoir qu'un vaccin efficace dans le monde entier soit possible à l'avenir".
Précisions sur l'expérience scientifique
Le vaccin est une combinaison de deux produits testés précédemment mais qui ne s'étaient pas révélés efficaces indépendamment l'un de l'autre. Il s'agit du vaccin ALVAC du laboratoire français Sanofi-Aventis, et de l'AIDSVAX produit par l'Américain VaxGen, cédé depuis à l'organisation Global Solutions for Infectious Diseases.
L'expérience a été menée depuis octobre 2003 dans deux provinces thaïlandaises sur 16.400 volontaires - tous séronégatifs et âgés entre 18 et 30 ans - dont l'exposition au risque de contamination était jugée similaire à la moyenne.
La moitié ont reçu des produits actifs, l'autre moitié des placebos. 51 des 8.197 individus vaccinés ont été contaminés par le virus, contre 74 pour ceux qui n'ont pas été traités.
Pour le Pr Delfraissy (directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida [ANRS]), «l'effet est modeste» avec une réduction du risque d'infection de seulement 31%. En effet, à l'issue de l'expérience, il y a seulement 23 personnes d'écart entre ceux qui ont reçu le produit testé, et ceux qui ne l'ont pas reçu.
Il a vu d'ailleurs comme «une des leçons de ces essais» que toutes les personnes qui rentraient dans cet essai «avaient des conseils importants de prévention», qui ont semblé bien suivis.
Le vaccin n'existe toujours pas
«Nous n'avons pas le vaccin contre le VIH», martèle le Pr Delfraissy. 31% de réduction du risque, «c'est très largement insuffisant», et «cela veut dire que ce n'est pas un outil vaccinal utilisable en termes de santé publique, au sein d'une population».
Néanmoins, «la porte est ouverte, on peut arriver à quelque chose qui protège, il faut poursuivre la recherche pour avoir de meilleurs outils vaccinaux. Pour la première fois on montre qu'un vaccin contre le VIH a un effet significatif au niveau clinique, c'est à dire au niveau infection, et qu'on peut obtenir une protection», souligne-t-il. «Ça encourage à poursuivre cette démarche après des périodes difficiles», note-t-il.
Rappelons que le sida, ou syndrome de l'immunodéficience acquise, dont le virus VIH a été identifié il y a 26 ans, est provoqué par une infection virale qui attaque le système immunitaire. Il a tué au moins 25 millions de personnes dans le monde. 33 millions de personnes sont actuellement contaminées par le virus HIV ou par le sida.
L'utilisation du préservatif reste le seul moyen de se protéger du sida.
Sources : AFP et têtu.com

Voici un rapide tour d'horizon (attention certaines visites nécessitant une réservation affichent "complet")
:
- Exposition de véhicules centenaires à Porte d’Auteuil (visite libre)
- Visites des Ateliers de Championnet (34, rue Championnet Paris 18ème arr.) - COMPLET
- Un métro à Versailles (visite libre)
- Un siècle de stations de métro - COMPLET
- Circulation de la rame historique « Sprague-Thomson » des années 30 sur la ligne 10 du métro (visite libre avec titre de transport)
- La ligne du Patrimoine, balade dans un bus de légende (visite libre avec titre de transport)
Pour les détails et les infos pratiques, consultez la rubrique spéciale du site de la RATP en cliquant ici.
Après avoir tenté, lundi matin, de mettre fin à ses jours, une cadre de France Télécom, à Metz, revient sur son geste. Toujours hospitalisée aux Urgences, elle dénonce «un harcèlement moral qui pousse les salariés à bout».
Quand on sort de la normalité, ça vous poursuit toute votre carrière…» C’est par ces quelques mots que la salariée de France Télécom, qui a tenté de mettre
fin à ses jours lundi matin, dans les bureaux de Metz, revient sur son drame personnel.
Toujours hospitalisée dans le service des urgences de l’hôpital Bon-Secours de Metz, où elle a été admise la veille après avoir avalé un tube de barbituriques, elle se remet doucement. Sous le coup d’une énorme fatigue, elle se souvient partiellement des événements de la veille.
«Après un arrêt maladie de quinze jours, j’ai repris le travail. Et comme c’est le cas depuis un an, je n’avais rien à faire. Du coup, j’en ai profité pour aller à la poste chercher une lettre recommandée. C’est comme ça que j’ai appris ma mutation à Nancy, à compter du 1er septembre.» A 53 ans et forte d’une expérience de trente-deux ans dans l’entreprise, ce cadre employé comme manager technique refuse cette énième mutation. Après Lille, Sens et Metz, c’est désormais à Nancy que la direction lui demande de prolonger son expérience professionnelle «dans un poste inintéressant qui a été créé pour moi de toutes pièces ».
Comme d’autres salariés de France Télécom ces dernières semaines, elle tente alors de mettre fin à ses jours. Lundi en fin de matinée, elle retourne dans les bureaux du 100 avenue André-Malraux, à Metz, et avale des médicaments. Elle sera trouvée peu après par un collègue qui alerte les secours. Si son état n’était plus jugé préoccupant dans la soirée, son geste désespéré reste alarmant et lourd de significations.
«Je refuse d’être traitée comme un pion»
«Depuis 2001, tout est devenu compliqué, explique-t-elle. Je n’ai jamais retrouvé une activité professionnelle normale.» Cette année-là, ne supportant plus de vivre dans un corps d’homme, elle subit de nombreuses interventions chirurgicales pour devenir femme. «Ma mise au placard est liée à cela, c’est sûr ! », confie-t-elle, en s’empressant d’ajouter que sa vie personnelle est normale. «Tous les ans, je suis mutée. On supporte quand on est jeune, mais cela devient plus difficile à cinquante ans. Comment voulez-vous construire quelque chose dans ces conditions ? C’est épuisant ! »
«Je sais que mon geste est absurde, mais je suis quand même soulagée d’avoir lancé cet appel au secours. » La salariée de France Télécom entend poursuivre son combat. «Je refuse cette mutation de force. Comment peut-on être compétent à un poste si l’on est muté tout le temps ? Je refuse d’être traitée comme un pion. La politique de management de l’entreprise s’apparente davantage à du harcèlement moral qu’à une gestion humaine des salariés. Je sais que ça n’est malheureusement pas la seule société où cela se passe comme ça. Aujourd’hui, je demande seulement un vrai poste, un placard ! Le travail n’est-il pas une forme d’intégration sociale ? »
Delphine Dematte.
(source : republicainlorrain.fr)
