Le mot du Président


HOMOSEXUALITÉ-ÉGALITÉ-CONVIVIALITÉ !
Ouverte à toutes et à tous, cette association LGBT indépendante, du personnel de la RATP, vous permettra de participer à des activités distrayantes ou militantes, mais toujours très conviviales !
Nous garantissons une totale discrétion sur l'identité de nos adhérents qui le désirent...
Alors que vous soyez à l'exploitation, Maitrise ou Cadre, au métro ou dans tout autre secteur, de notre entreprise ou non, ROMPEZ l'isolement, REJOIGNEZ NOUS!
Vous trouverez sur ce blog des infos sur notre assoce, mais aussi sur la vie LGBT en général. N'hésitez pas à nous contacter pour en faire un lieu d'échange privilégié.

Filoo,
Président.

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Communiqué de presse 12/10/09


COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 12 OCTOBRE 2009


Mariage, PACS : un nouveau pas vers l’égalité à la RATP


Lundi 12 octobre 2009. La Direction de la RATP a annoncé au Président d’Homobus – l’association des lesbiennes, gays, bi et trans de l’entreprise – l’obtention de six jours de congés après la conclusion d’un PACS ainsi que le bénéfice du capital décès pour le partenaire survivant, à l’instar des couples mariés.

Depuis le mois de février, Homobus – sous l’impulsion de son Président Philippe Goy – œuvre pour mettre un terme aux discriminations touchant les couples pacsés, en concertation avec la Direction de la RATP.

Cette décision intervient alors que le Pacte Civil de Solidarité fête son dixième anniversaire.

Jusqu’à ce jour, et sur le modèle d’un couple marié, la conclusion d’un PACS permettait au partenaire du salarié de la RATP de bénéficier du même régime de protection sociale, et du demi-tarif sur les carnets de tickets. Le salarié pacsé quant à lui avait droit aux jours de congés suite au décès de son partenaire ou d’un membre de la famille de ce dernier.

Homobus salue l’engagement de la RATP auprès de ses salariés LGBT. Elle tend ainsi à s’aligner sur les avancées sociales en matière d’égalité offertes par d’autres entreprises, co-signataires comme elle de la « Charte de la Diversité dans l’Entreprise » en 2004.

La Direction a précisé que ces nouvelles mesures prendront effet d’ici la fin de l’année.

Homobus a également présenté une campagne d’affichage pour lutter contre l’homophobie présente dans l’entreprise, en attente de validation par la Direction pour sa diffusion en interne.



Pour ce deuxième numéro des "Portraits d'adhérents", Felipe a souhaité prendre la parole, et s'essayer ainsi au jeu des questions-réponses...



* Felipe, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis espagnol et j’habite en France depuis cinq ans. Je suis venu pour finir mes études d’ingénieur et finalement j’y suis resté pour faire une thèse et pour travailler à la RATP.

* Depuis combien de temps es-tu adhérent à Homobus ?
Depuis le mois de février 2009, juste un mois après avoir été embauché comme agent RATP.

* Comment as-tu connu l’association ?
L’année dernière, quand la couverture du magazine « Fréquence » a été dédiée aux homosexuels de la Régie et à Homobus. J’ai été vraiment surpris, cela faisait plus de trois ans que j’étais dans la Régie avec un contrat de recherche, et je ne savais même pas qu’elle existait !

* Tu travailles à la RATP : quel poste occupes-tu ?
Je suis chargé d’études au département DAT (Développement et Action Territoriale), unité Etudes et Modélisation. Je suis le responsable d’un des deux modèles de prévision de trafic de la RATP.
 
* Comment vis-tu ton homosexualité au travail ?
Cela a toujours été un aspect de ma vie que j’avais choisi de garder dans la sphère personnelle. Cependant, fin octobre j’ai décidé de faire mon « coming-out » à certains de mes collèges, mais ils le savaient déjà par une tierce personne.

* As-tu déjà été victime de comportements homophobes dans l’entreprise ?
Heureusement non. Je suis dans les bureaux, qui sont en principe plus « tranquilles ». Néanmoins, on n’est jamais à l’abri, donc il faut être attentif !
C’est pour cette raison que, quand j’ai adhéré à HOMOBUS, je me suis renseigné auprès d’un(e) délégué(e) de personnel des démarches à suivre dans le cas où j’aurais un problème avec mes collègues ou ma hiérarchie.
A part cela, je n’ai dû mettre les choses à leur place que deux fois en presque cinq ans : une, il y a quelques années, et l’autre, il y a moins d’un mois. Heureusement, c’était des petites choses sans importance, et je ne crois pas que cela se reproduise…

* Qu’est-ce qui te plaît à Homobus ?

Sa diversité, sans aucun doute. Tant chez les membres (il faudrait un peu plus de filles, vous êtes les bienvenues !), que dans les activités (théâtres, pique-niques, after-works…). Mais principalement que, petit à petit, on essaye de faire bouger les choses, comme récemment la campagne d’affichage contre l’homophobie et surtout la reconnaissance par la RATP de certains aspects du PACS au même niveau que le mariage. Même si je ne suis pas pour le moment concerné, il s’agit de toute une victoire pour mes collègues !

* Fais-tu partie d’autres associations (LGBT ou non) ?

J’ai fait partie d’une association LGBT d’étudiants, mais elle ne répondait pas à mes attentes. Je fais également partie du club officiel des supporteurs du Festival de l’Eurovision, OGAE Spain (oui, vous pouvez rire, je suis habitué !). A propos du Festival, l’année dernière j’animais une chronique sur le blog d’Homobus qui parlait du festival du point de vue LGBT. Cette année elle a été substituée par une autre, sur le cinéma LGBT, que j’anime également.

* Quelles sont tes espérances pour les LGBT au sein de la société d’une part, de la RATP d’autre part ?
Une égalité réelle tant dans la société, qu’à la RATP. D’une part dans les lois, puisque nous devrions être tous égaux d’une manière effective. D’autre part, dans la vie courante, je n’ai jamais compris pourquoi on doit être traités différemment par le simple fait du genre de la personne que nous aimons…

* Pour conclure, si tu devais décrire Homobus…
…je dirais que c’est une association ouverte et très diverse. Si nous voulons faire avancer les choses, une association comme celle-ci est nécessaire. Tant d’une manière active que par la simple adhésion, tous les efforts sont les bienvenus et, surtout, appréciés.



Contactez-nous si vous souhaitez participer au prochain "Portraits d'adhérents". N'oubliez pas aussi que deux fois par mois la parole vous est donnée avec la "Tribune Libre" !


Après plus de dix années de lutte avec la justice française, Emmanuelle - une enseignante lesbienne de 48 ans du Jura - a enfin obtenu l'agrément pour adopter un enfant.

" Le tribunal administratif de Besançon a ordonné mardi au Conseil général du Jura de délivrer «dans un délai de 15 jours» un agrément d'adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle qui se bat depuis 10 ans pour pouvoir adopter un enfant.

«La justice a été juste, elle a étudié notre dossier et non pas le débat», a déclaré à l'AFP Laurence R., la compagne d'Emmanuelle, très émue par cette décision.

Ce jugement «exemplaire» est «une victoire du Droit contre une décision politique homophobe», du président UMP du Conseil général du Jura, a réagi dans un communiqué Me Caroline Mécary, avocate d'Emmanuelle B.

 


Le rapporteur public écouté

Le tribunal a suivi fidèlement l'avis du rapporteur public qui lui avait demandé lors de l'audience du 13 octobre d'annuler la décision du Conseil général et de lui enjoindre d'accorder son agrément dans les 15 jours, «sous astreinte de 100 euros par jour de retard».

Les juges administratifs ont estimé que les motifs retenus par le président du Conseil général du Jura ne permettaient pas de «justifier légalement la décision de rejet de la demande d'agrément pour l'adoption présent par Mme B.».

 

Plus de dix ans de bataille juridique

Depuis 1998, date du premier refus d'agrément, Emmanuelle, 48 ans, avait bataillé jusque devant la Cour européenne des droits de l'Homme pour obtenir le droit d'adopter un enfant que le Conseil général lui refusait obstinément.

Les juges européens lui ont donné raison en janvier 2008 en condamnant la France pour discrimination sexuelle. Ils soulignaient que le droit français autorise bel et bien l'adoption d'un enfant par un célibataire et que la Convention européenne des droits de l'Homme interdit de discriminer des personnes sur la base de leur orientation sexuelle. Forte de cette décision de la plus haute juridiction européenne, Emmanuelle B. réitérait sa demande d'adoption et se heurtait de manière incompréhensible à un nouveau refus du Conseil général au printemps 2008.

 

«Conforme à l'intérêt de l'enfant»

L'administration jurassienne motivait son refus par le fait qu'il existe «des différences notables (au sein du couple) dans le projet d'adoption, notamment au niveau de l'âge de l'enfant» à adopter et que la compagne d'Emmanuelle B. montrait, selon elle, «peu d'engagement» pour cette démarche.

Dans sa décision, mardi, le tribunal administratif a balayé ces motivations, estimant que «les conditions d'accueil offertes par la requérante sur le plan familial, éducatif et psychologique correspondent aux besoins et à l'intérêt d'un enfant adopté». Les juges administratifs s'appuient notamment sur les rapports des travailleurs sociaux qui sont «favorables à la demande d'agrément pour adoption» et soulignent que le couple formé par Mme B. et sa compagne, dont la démarche en vue d'adoption s'inscrit dans la durée, présente une solidité certaine.

La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a également rendu le 5 octobre un avis estimant «discriminatoire» le refus de la collectivité territoriale du Jura. "


(Source : tetu.com)

 


Vendredi soir, les Homobussiens avaient rendez-vous dans le 18e arrondissement pour assister au nouveau spectacle des Caramels Fous : Madame Mouchabeurre.


"Madame Mouchabeurre" ? Comprenez la traduction littérale du célèbre opéra de Puccini, Madame Butterfly. A la sauce "caramel", l'histoire nous emmène en Bretagne, à Plou Her Meur, des années 50 aux années 80, de l'arrivée du Coca-Cola sur notre continent jusqu'à la "mal-bouffe"... Pour couvrir ces  trois décennies, Michel Heim et sa troupe puisent pêle-mêle dans le répertoire de la chanson française et internationale, sans jamais renoncer aux classiques "kitsh" ! Servies avec une énergie et une joie communicatives, Y'a de la joie, Vous permettez monsieur, In the navy, Grace Kelly, La bonne du Curé, Pretty womanMon amant de Saint Jean, My heart will go on, ou encore Take a chance on me ont régalé le public gourmand du Trianon !

Nous vous proposons de découvrir un extrait du spectacle, joué au Théâtre du Trianon jusqu'au 21 novembre :




Les photos de la soirée sont aussi disponibles dans notre album photo, en cliquant ici !


Le blog d'Homobus inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique dédiée au cinéma : la "Chronique Ciné LGBT". L'occasion pour nous de retrouver Jelou desde la France !



Bonjour à tous !

Bienvenue à une nouvelle série d’articles sur le blog d’Homobus, dans ce cas, sur… le cinéma LGBT-friendly !

Ce type de cinéma est plutôt rare, mais heureusement il est de plus en plus présent dans les écrans français. De plus, l’approche des films est beaucoup plus ouverte et moins « offensive ». Mais comme dans tout dans cette vie, il reste du chemin à faire !

Nous allons essayer de parler des films qui sont actuellement à l’affiche. Nous ferons un petit résumé, nous montrerons une bande-annonce, et nous donnerons les horaires des films pendant la semaine en cours. Dans le cas où je n’aurais vu aucun film LGBT à l’affiche ou qu'il n’y en aurait aucun, on parlera de films LGBT que j’ai aimés spécialement (et oui, il y a d’autres films à part Brokeback Mountain !).

Malheureusement, cette section sera plus G-friendly que LBT-friendly. D’une part, ces films sont beaucoup plus nombreux que le reste et, d’autre part, je me dirige inconsciemment vers eux plutôt que vers les autres.

Nous espérons que cette nouvelle rubrique vous plaira, puisqu’il s’agit d’une de mes deux passions : le cinéma. L’autre, le Festival de l’Eurovision, était le sujet central d’une autre série d’articles qui est apparue l’année dernière, et dont j’étais également responsable.

Je voudrais finalement remercier la rédaction d’Homobus de me permettre de m’occuper de cette série d’articles, j’espère ne décevoir personne !

Bon, mois de blablabla, et commençons !


Le premier film dont nous allons parler est… QUERELLE.

Querelle est un film germano-français de 1982, le dernier de Fassbinder, qui est mort avant la fin du montage. Le film est une adaptation très libre du roman Querelle de Brest de Jean Genet. Ce film a été présenté à la Mostra de Venise.
Le film raconte l’histoire d’un marin homosexuel, Querelle, qui débarque à Brest. Il est tellement beau qu’un grand nombre d’hommes et de femmes tombent sous son charme. La haine de soi, plus le fait qu’il est tout simplement violent, sont à l’origine d’une spirale de crimes et de violence, mélangée à plusieurs histoires d’amour.

Je suis allé voir Querelle le jour de l’avant-première de sa sortie en salles en version restaurée. J’ai été très surpris de la qualité du film, que je ne connaissais pas : les couleurs, la texture, les décors, et surtout le jeu des acteurs et l’histoire en elle-même. Il est très facile de comprendre le comportement de Querelle, même si on peut ne pas être d’accord avec lui.

Note : 19/20, et je ne lui donne pas 20/20 parce que pour « vendre » mieux le film on donne plus d’importance à Jeanne Moureau qu’à Brad Davis, le héros du film, et ça m’agace. Et ne vous inquiétez pas, je serai plus méchant avec les prochains films !

Curiosité (Wikipedia) : l'affiche originale du film montrait l'acteur principal, Brad Davis, appuyé sur une colonne en forme de phallus. Interdite, le phallus fut remplacé par un simple mur en pierre. Depuis cette affaire, les affichistes sont tenus de présenter une diapositive à la Commission de contrôle.

Bande-annonce :


Séances (semaine du 4 au 10 novembre 2009) : Le Nouveau Latina (jeudi, dimanche, 16.00 ; vendredi, samedi, lundi, 20.00 ; mardi, 18.00) ; Espace Saint-Michel (vendredi, lundi, mardi, 18.30)

ATTENTION Spoiler (copié intégralement de Wikipedia) : Ce film relate l'histoire d'un jeune marin homosexuel, Querelle, qui débarque à Brest. Beau et viril, il attire le lieutenant d'un bateau. Il fréquente la Feria, un bar à putes mené par madame Lysiane qui est la maîtresse de Robert, le frère de Querelle. Querelle veut coucher avec Lysiane et sait qu'il doit d'abord se soumettre au hasard et jouer aux dés avec Nono, le mari de Lysiane : s'il perd, il doit se laisser sodomiser par Nono, c'est le prix à payer pour coucher avec sa femme, Lysiane. Querelle perd volontairement aux dés. Il se donne aussi à un policier, et fréquente un jeune assassin, Gil. Querelle a lui aussi tué auparavant un jeune homosexuel, avec qui il avait une liaison.

A la semaine prochaine !

Jelou desde la France.



N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez prendre la parole sur notre blog via les "Portraits d'adhérents" ou la "Tribune Libre" du dimanche.


Difficile de passer à côté des encarts publicitaires de la RATP, et de son message actuel  : "Aimer la ville". Mais qu'en était-il avant ?

Nous vous proposons à partir d'aujourd'hui d'effectuer régulièrement un voyage dans le temps, à travers une rétrospective des différentes campagnes publicitaires de la RATP.

Paris, fin des années 50 : ce film, réalisé "sous les auspices de la Régie Autonome des Transports en Commun" pour vanter les mérites de la dernière innovation en matière de transports (le métro sur pneus), nous plonge dans une atmosphère étonnante, un antan parisien. Un véritable témoignage des modes de vie de ces années-là !



 
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